J'écoute : Henry Purcell "O Solitude". Je regarde : de moins en moins la télé: entre le foot, la télé-réalité et les infos à se tirer une balle, je préfère ne pas choisir... Je lis : l'Armorial du Vivarais Je joue : pas avec les sentiments. Je mange : ce que je trouve dans mon réfrigérateur, lorsque je pense à faire les courses. Je bois : de l'eau gazeuse. Du Champomy les jours de fête. Je cite : "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît". C'est tellement vrai... Je pense : mais je ne suis pas (toujours) sûr d'être. Je rêve : encore (malheureusement) au prince charmant. (mis à jour mercredi 21 janvier 2009 à 22:03)
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Quand le dernier jour s'est levé
Dans la lumière blonde,
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Pour toujours et à tout jamais
Sous la terre profonde,
Quand la lumière s'est voilée,
Quand ceux que nous avons aimés
Vont fermer leur paupières,
Si rien ne leur est épargné,
Oh, que du moins soit exaucée
Leur dernière prière :
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles.
Qu'ils ne meurent pas au fusil,
En expirant déjà la vie
Qu'à peine, ils allaient vivre,
Qu'ils ne gémissent pas leurs cris,
Seuls, rejetés ou incompris,
Eloignés de leurs frères,
Qu'ils ne meurent pas en troupeau
Ou bien poignardés dans le dos
Ou qu'ils ne s'acheminent
En un long troupeau de la mort,
Sans ciel, sans arbre et sans décor,
Le feu à la poitrine.
Eux qui n'avaient rien demandé
Mais qui savaient s'émerveiller
D'être venus sur terre,
Qu'on leur laisse choisir, au moins,
Le pays, fut-il lointain,
De leur heure dernière.
Qu'ils aillent donc coucher leurs corps
Dessous les ciels pourpres et or
Au-delà des frontières
Ou qu'ils s'endorment, enlacés,
Comme d'éternels fiancés
Dans la blonde lumière.
Quand ceux qui vont s'en vont aller
Pour toujours et à tout jamais
Au jardin du silence
Sous leur froide maison de marbre
Dans les grandes allées sans arbre,
Je pense à vous, ma mère.
Qu'ils aient, pour dernier souvenir,
La chaleur de notre sourire
Comme étreinte dernière.
Peut-être qu'ils dormiront mieux
Si nous pouvons fermer leurs yeux.
Je pense à vous, ma mère.
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles...
- Ceux qui se croient toujours indispensables dans leur parti politique et s'invitent à toutes les petites sauteries des camarades sans carton d'invitation. Des Nike, un survêt ou pas de carton, même punition: tu ne rentreras point, ta bravitude n'y changeant rien!;
- Ceux qui pensent qu'un "rappel à la loi" vaut absolution;
- Ceux qui confondent leurs comptes personnels et les comptes d'associations dont ils sont membres (vous voyez le mal partout, c'est pas bien grave...);
- Celles qui dorment (ou envoient des SMS d'ailleurs, on s'en fout!) pendant les réunions du Conseil de Paris;
- Celles qui "n'en peuvent plus" d'être députés européennes mais qui acceptent les émoluments qui vont bien avec;
- Ceux qui fustigent les privilèges de certaines "castes" et oublient ceux qui leur sont propres;
- Ceux qui réforment à tout-va, en commandant des sondages et rapports en tous genres mais qui ont déjà pris leurs décisions antérieurement;
- Ceux qu'on entend trop;
- Ceux qu'on entend jamais...
"J'aurais voulu que tous les morts de la guerre se relèvent une nuit et reviennent dans leur pays, dans leur maison, pour savoir si leur sacrifice avait servi à quelque chose. La guerre s'arrêterait d'elle-même, jugulée par l'immensité de l'épouvante."
Abel Gance, scénario de "J'accuse", film muet de 1919.
"Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y'a rien à dire
Y'a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils vous parlent d'eux
Y'a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux"
Des mois des années sans personne à aimer
Et jour après jour l'oubli de l'amour
Ses rêves et désirs si sages, et possible
Sans cri, sans délires sans inadmissible
Sur dix ou vingt pages de photos banales
Bilan sans mystères d'années sans lumière
Me voici arrivé à Cannes pour un mois et demi (de boulot, pas de vacances!), et ce depuis une semaine. J'ai déjà envie de repartir. Cette ville me déplait fortement. La concentration de beaufs au mètre carré est plus importante qu'au fin fond du Cantal ou de la Lozère. La nonchalance alliée à la désinvolture des serveurs de restaurant chaussés de tongs me sidère. Les gamins qui braillent et les parents qui ont démissionné depuis longtemps me donnent la gerbe. Je ne peux hâter mon retour, et c'est bien dommage. Et dire que certains de mes amis me soutiennent que mon séjour s'apparente à des vacances!
What's the price of love got to do with love
What's the price of love got to do with much
All I know is what I'm told
What's the price of love got to do with love
What's the price of love got to do with much
All I know is what I'm sold
Did you ever think to feel
Love and pain can be this real
You and I both know
It's a dangerous game with a dangerous name
Sometimes we are all alone
Realise the things we've done
You and I both know
We've been hurt before but we'll pay the price once more
Sometimes we are all alone
Realise the things we've done
You and I both know
We've been hurt before but we'll pay the price once more
Je souhaite à tous mes lecteurs, fidèles ou pas, une bonne année 2009, placée sous le signe de rencontres fructueuses, amicales, joviales, voire bestiales mais avant tout pleines d'HUMANITE.
Souhait plus particulier à N.S.: "casse toi, pôv' con".
Je voulais aussi dire à M.-S.R. que trop de "fraternitude" tue la "fraternitude".
Et j'essaie de prendre mon courage à deux mains pour dire à D., malgré tous les sentiments que je lui porte: "je te rends ton amour". Décidément, le mien est vraiment "trop lourd"...
Depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les restaurants et autres lieux de convivialité, je n'avais mis qu'un pied (timide, c'est tout moi) voilà plusieurs mois dans un bar gay. Une fois sirotée une quelconque boisson alcoolisée (pour se mettre en confiance), j'avais esquissé quelques pas de danse sur une piste quasi-déserte. Bref, un bar sombre (sans espace de débauche aucun, néanmoins!) au sens propre comme au sens figuré. J'avais finalement apprécié de rentrer (tôt) et surtout sans odeur de tabac.
Hier soir, je me suis décidé à sortir dans un bar à ours du Marais, pour une soirée "revival années 80 et variétés françaises". Bref, un thème qui m'inspirait.
Piste de danse minuscule, bondée (ce qui peut avoir un certain intérêt diraient certaines mauvaises langues - non-gaïennes, j'en suis bien certain -), odorante (après les soirées promotionnelles pour "Guiness" ou "Ricard", je propose des soirées "Narta") et bruyante (je crois que j'ai les oreilles fragiles).
Résultat des courses: deux heures perdues dans les transports, des regards croisés, 200 grammes de graisse perdus (au moins, j'espère)*.
J'ai oublié ce que j'étais venu chercher. Raison pour laquelle, sans doute, je suis revenu comme j'étais parti.
* En suant dans cette atmosphère surchauffée. Pas en pratiquant certains exercices...physiques comme certaines mauvaises langues pourraient le dire ;p
"Les caresses ne sont que d'inquiets transports,
Infructueux essais du pauvre amour qui tente
L'impossible union des âmes par les corps.
Vous êtes séparés et seuls comme les morts,
Misérables vivants que le baiser tourmente !"